Le Labo des savoirs

Le Labo des savoirs

L'émission activatrice de synapses

Le Labo des savoirs

Le Labo des savoirs décrypte avec les chercheurs les questions d'actualité, analyse les enjeux d'aujourd'hui et de demain. Des sciences exactes aux sciences humaines en passant par les sciences économiques et sociales, tous les champs de la connaissance y sont passés au crible.

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La fin – magazine de juin

C’est logiquement ce mot bref et définitif qui fait cogiter l’équipe du Labo des savoirs pour le dernier magazine de l’année. Voici le résultat : une émission digne des inventaires les plus prévériens dont le fil conducteur enroulera la finitude des choses et des vivants.

Fin du monde, fin du Soleil, fin des places dans les cimetières, fin des problèmes avec les maths, fin du nucléaire, fin des hommes et fin de l’Univers : c’est dans la joie et la science que Le Labo des savoirs achève une belle saison radio, alors que commence l’été.

Invité : Mathieu Grousson, journaliste scientifique, collaborateur régulier à Science & Vie.

Chroniques
– Ma fin du monde, Chloé Molteni.
– Cimetières : la crise du logement, Thomas Guyard.
– Happy end, ending problem, Emilie Bosc.
– Oui, oui, on va crever, chronique chantée par Claire Sizorn.
– L’humain sans fin ? Maxime Labat.
– La fin du nucléaire, Ludivine Vendé.

Crédits : une émission animée par Guillaume Mézières, à la technique, Claire Sizorn.

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Face aux risques

Une émission spéciale en direct de la Cité des congrès pour couvrir les Journées scientifiques de l’Université de Nantes. Le thème de cette rencontre entre universitaires et grand public : le risque.

« En quête du risque zéro », voilà la question posée en programme de ces journées. Une question décortiquée pendant une heure au Labo des savoirs. Dans cette émission, il est question de nucléaire ou de médecine, de prévention des risques et de gestion des crises…

On y parle aussi des catastrophes, celles que l’on n’oublie pas – tsunamis et volcans – et qui intègrent l’imaginaire collectif de l’Humanité. Face à ces dangers : les scientifiques. Climatologues qui tirent l’alarme, géologues qui doivent déterminer si l’homme est devenu une force géologique à part entière, radiochimistes responsables de la sécurité des centrales nucléaires.

La recherche scientifique empêche les risques, elle les prévient, elle les prévoit mais elle peut aussi les provoquer. En développant les outils d’analyse, les scientifiques découvrent des maladies dont nous n’avions pas connaissance, des menaces toxiques que nous ignorions auparavant. Paradoxalement, peut-être que les sciences rendent le monde plus menaçant.

Invités :

  • Frédéric Benhamou, vice-président Recherche et Innovation de l’Université de Nantes.
  • Fabrice Ecrabet, chargé de communication à l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire.
  • Philippe Champin, médecin au service de réanimation du CHU de Nantes et coordonnateur de la gestion des risques associés aux soins.
  • Frédéric Le Blay, maître de conférences en langues et littératures anciennes, chercheur en histoire de la médecine et des sciences, en philosophies hellénistique et romaine, à l’université de Nantes.
  • Nicolas Tocqué, ex-logisticien à Médecins Sans Frontières.

Crédits : une émission animée et préparée par Mathilde Robert et Ludivine Vendé, avec la participation de Constance Meyer, Guillaume Mézières et Claire Sizorn.

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Le cerveau dans le ventre

L’être humain avait déjà un cerveau magnifique, il en a maintenant un deuxième, bien caché au creux de l’intestin. Vous pouvez l’appeler système nerveux entérique. Ses quelques 200 millions de neurones pourraient laisser penser que, dans le ventre, chacun de nous accueille l’équivalent du cerveau d’un petit chien.

La comparaison s’arrête là, le système nerveux entérique n’aboie pas et n’a pas de psyché. A quoi servent ces millions de neurones alors ? D’abord à maîtriser le plus essentiel des processus vitaux : la digestion, une tâche essentielle et complexe qui fait de ce deuxième cerveau le premier par ordre d’apparition dans l’évolution – avant d’être des êtres pensant, nous fûmes des organisme digérant.

Ce « deuxième » cerveau n’est pas autonome du système nerveux central, voilà de quoi passionner les chercheurs, ces deux cerveaux dialoguent et partagent des informations. Ces neurotransmissions entre le haut et le bas bouleversent les visions de certaines maladies neuronales comme la maladie de Parkinson. Pour les neurogastroentérologues, le ventre est une fenêtre ouverte sur le cerveau.

Invités :

  • Michel Neunlist, directeur de l’unité de neurogastroentérologie à l’IMAD, l’Institut des Maladies de l’Appareil Digestif.
  • Bernard Lardeux, chercheur à l’IMAD.

Éléments sonores :
– Le ventre et Parkinson, interview de Stanislas Bruley des Varannes, directeur de l’IMAD sur les recherches menées à l’institut sur la maladie de Parkinson.
– Miscellanées intestinales, chronique de Maxime Labat sur les choses étonnantes que recèle l’extraordinaire diversité des systèmes digestifs du monde vivant.
– Intime microbiome, chronique d’Emmanuelle Meffray sur le plus formidable des écosystème, le microbiome, l’ensemble des bactéries qui habitent le système digestif.

Ressources :
– Le ventre, notre deuxième cerveau, Cécile Denjean, Scientifilms – Arte, 55 min, 2013
Documentaire diffusé sur Arte en janvier 2014 où vous pourrez retrouver les chercheurs de l’IMAD.
– The Enteric Nervous System, John Barton Furness, Wiley-Blackwell, 2006
Livre de référence sur le système nerveux entérique, ouvrage en anglais pour les plus curieux des auditeurs bilingues.

Crédits : une émission animée par Maxime Labat et Emmanuelle Meffray, avec la participation de Claire Sizorn, dirigée par Guillaume Mézières.

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Les mémoires et l’Histoire

L’Histoire, l’étude et l’écriture du passé, est une science politique. Pour Enzo Traverso, elle est même un champ de bataille. Les historiens peuvent voir leur domaine envahi par une entité délicate : la mémoire.

Le passé fait l’objet d’affrontements, de récupérations, de concurrences. Le politique choisit ses commémorations et impose un devoir de mémoire, quand il ne décrète pas des lois mémorielles. Les porteurs d’une mémoire refusent l’oubli et se battent pour rappeler le passé à l’ordre. Les mémoires s’opposent.

Maintenir en mémoire une culture, une connaissance, un traumatisme est une chose salutaire pour la vie politique mais, là encore, ce n’est pas le rôle de l’histoire. Alors comment penser les relations entre les mémoires et l’histoire ? Comment peuvent-elles dialoguer ?

A partir de l’histoire et des politiques mémorielles nantaises, une classe préparatoire aux études supérieures du lycée Clemenceau à interroger la mise en mémoire de l’Histoire.

Invité-es :

  • Bernard Michon, historien, maître de conférences à l’Université de Nantes, chercheur au CRHIA.
  • Krystel Gualdé, chargée de développement scientifique au musée d’histoire de Nantes.
  • Bertrand Guillet, directeur du château des Ducs de Bretagne et conservateur en chef du patrimoine.

Crédits : une émission animée par Maël Guerant et Marion Lebot, avec la participation de Julie, Gwendoline, Manon, Lorie. Une émission préparée par Guillaume Mézières et Françoise Moreau.

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La nuit des chauves-souris

Pour la majorité de ces grands mammifères diurnes que sont les Homo sapiens : la chauve-souris repousse, elle souffre d’un délit de sale-trogne. Et pourtant…

Pourtant la chauve-souris est un animal bluffant. Seul mammifère capable de voler en vol actif, animal nocturne doté de pouvoirs auditifs spectaculaires et d’un comportement social fascinant… Ajoutez à ces talents la plus grande diversité d’espèces de mammifères après les rongeurs et vous verrez, les chiroptères méritent qu’on leur tende l’oreille.

Et que l’on les laisse en paix. Depuis plusieurs années les populations fragiles des colonies de chauves-souris sont menacées par la prédation, par les produits phytosanitaires et la rupture des continuités écologiques. Sans elles, les insectes ravageurs prolifèrent. La chauve-souris est un précieux auxiliaire de culture.

Le Labo des savoirs vous emmène au cœur de la nuit pour comprendre le monde des chiroptères. Les chauves-souris sont partout, on peut les voir et même, avec un peu d’aide, les entendre…

Invité : Denis Lafage, naturaliste, chiroptérologue, chargé de mission biodiversité pour le Conservatoire d’Espaces Naturels Pays de la Loire, Antenne Loire Océan.

Crédits : une émission animée par Guillaume Mézières et Ludivine Vendé, avec la participation de Gwennaël Dufil, Valérie Fourgassié, Emmanuelle Meffray et Claire Sizorn à la technique.