Le Labo des savoirs

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L'émission activatrice de synapses

Le Labo des savoirs

Le Labo des savoirs décrypte avec les chercheurs les questions d'actualité, analyse les enjeux d'aujourd'hui et de demain. Des sciences exactes aux sciences humaines en passant par les sciences économiques et sociales, tous les champs de la connaissance y sont passés au crible.

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De la terre à la bouteille : la science du vin

Le vin est une boisson alcoolisée provenant exclusivement de la fermentation du raisin.
Au début du IIIe millénaire avant Jésus-Christ, l’Égypte cultivait déjà des vignes et les Chinois connaissaient l’art de faire du vin. Les Grecs, premiers viticulteurs européens, acquirent la connaissance du vin de l’Orient et d’Égypte.
De nos jours, la viticulture est répandue sur la quasi-totalité du globe. En effet, la liste des pays producteurs de vin est longue. Elle comprend des pays d’Amérique du Sud, les États-Unis et le Canada, l’Europe dans sa quasi-totalité, des pays du Maghreb, l’Afrique du Sud, des pays du Proche Orient, les républiques ex-soviétiques, la Chine, le Japon jusqu’en Australie.
Au fil des siècles, la fabrication du vin est devenue une véritable science, mêlant physique, chimie et biologie. Les vignerons travaillent avec les conseils d’œnologues diplômés. Et pour cause : la composition chimique et les mécanismes du vin, très complexes, ne sont aujourd’hui encore pas totalement élucidés.
Tout comme son goût, influencé par le cépage, le terrain sur lequel pousse la vigne, les conditions climatiques, la façon de vinifier ou encore les micro-organismes en œuvre… Ainsi, chaque vin est différent. La seule façon de les connaître est bien évidemment de les goûter.
Comment le vigneron fait-il du vin ? Pourquoi les produits viticoles sont-ils si différents d’une région à l’autre ? Quels impact le réchauffement climatique peut-il avoir sur la vigne et sur le vin ? Partez à la découverte de la science du vin.

Invités:

  • Gilles de Revel, docteur en œnologie, professeur des universités, directeur adjoint et responsable des formations à l’Institut des Sciences De la Vigne et du Vin de Bordeaux
  • Jean-Louis Escudier, chargé de mission à l’Institut National de la Recherche Agronomique de Pech-Rouge, centre de Montpellier, expert français à l’Organisation Internationale du Vin, co-auteur, avec Alain Carbonneau, du livre De l’œnologie à la viticulture, paru en 2017 aux Éditions Quae

Photo de Kym Ellis sur Unsplash

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Les animaux disparus qu’on aimerait revoir une dernière fois

Sélection naturelle, changements climatiques, croisements d’espèces… Les raisons de la disparition des espèces animales dans l’histoire sont nombreuses. Parfois du fait de l’activité humaine. Parfois seulement de leur capacité à s’imposer dans le règne animal. Et parfois pour des raisons inconnues.

Les paléontologues planchent encore sur ces questions. De nouveaux indices émergent, notamment avec la fonte des glaces, des explorations toujours plus profondes de notre monde, ou les progrès techniques.

Alors l’équipe du Labo a voulu rendre hommage à ces animaux de notre imaginaire collectif, encore plein de mystères. Elephas falconeri, Rhéobatrachus silus, paresseux, mammouth, Neandertal… Et un tout petit peu de dinosaures, parce que c’était trop évident pour qu’on en parle !

Mais si l’on parle ici du passé, il s’agit aussi de prendre conscience du présent. L’Union internationale pour la conservation de la nature établit qu’en France 14% des mammifères, 24% des reptiles, 23% des amphibiens et 32% des oiseaux nicheurs, 22% des poissons et 28% des crustacés d’eau douce, 17% des espèces d’orchidées sont menacés de disparition du territoire. Profitons aussi des animaux que l’on a encore sous nos yeux !

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Crédits :
Emission « magazine » préparée et animée par Agathe Petit, avec Pierre Charrier, Tom Naïmi, Paul Pascal, Vassili Moreau et Maxime Labat.
Réalisation : Victor Lucas.

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Sexisme et langage : l’écriture inclusive redonne au féminin la place qu’il mérite

Point médian, règle de proximité, ou tout simplement adaptation du style littéraire, les formes d’écriture inclusive sont illimitées. Libre à chacun·e de l’adopter.

Dès lors que le gouvernement et que les instances de la langue française n’emboîtent pas le pas des citoyen·ne·s les plus écrivain·e·s, comment l’orthographe et les pratiques peuvent-elles évoluer ? Eliane Viennot et Marie Jouan répondent : par l’usage de chacun·e.

Dans l’histoire, la règle du « masculin qui l’emporterait » est tout à fait récente. Auparavant, il existait des noms de métiers féminisés et les adjectifs pouvaient s’accorder avec le genre du nom le plus proche. Cette mutation orthographique aurait-elle alors des raisons plus sociales ?

Selon Eliane Viennot, les mots « auteure », « autrice » ou encore « peintresse » ont été interdits dés lors que les femmes ont enfin accédé à ces positions. Avant, cela ne dérangeait pas. Elle-même se présente comme « professeuse » depuis qu’elle a découvert que cet intitulé existait au Moyen Âge.

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Un dessinateur s'est glissé dans l'audiance de la médiathèque Jacques Demy. Voici son post Twitter.


Invitées :
Marie Jouan, linguiste, doctorante à l’Université de Franche-Comté, membre du laboratoire Elliadd : pour : Edition, Littératures, Langages, Informatique, Arts, Didactique et Discours,
Eliane Viennot, professeuse émérite de littérature française de la Renaissance à l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne).

Vidéo :
Youtube

Crédits :
Une émission enregistrée le mardi 6 mars, à la médiathèque Jacques Demy, dans le cadre de l’exposition de la Maison Fumetti « Une BD si je veux, quand je veux », animée par Agathe Petit.
Réalisation : Cathy Dogon

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Neurosciences, traitements, recherche… Quel avenir pour la psychiatrie ?

Que se passe-t-il dans la tête d’un schizophrène ? Ses symptômes sont surtout visibles dans la société, et sont mal connus au niveau neurologique. Pourtant, depuis quelques années, la psychiatrie s’aide de l’imagerie cérébrale et des marqueurs biologiques, mais toutes les hypothèses ne sont pas encore prouvées. Aussi bien que les psychiatres n’expliquent pas le succès de certains traitements, comme l’électroconvulsivité.

Si les neurosciences prennent une place exponentielle dans cette discipline médicinale, les psychiatres sont attachés au caractère humain de cette science : il s’agit avant tout de traiter le moral, le mental, des patients, et non de soigner des maladies neurologiques.

Une part de leur métier consiste aussi à déstigmatiser les personnes atteintes de bipolarité et de schizophrénie notamment. Cette dernière pathologie est souvent perçue par l’unique prisme du dédoublement de personnalité. Mais bien d’autres symptômes peuvent permettre de la détecter, et ce dés l’adolescence.
En France, 1% de la population serait diagnostiquée schizophrène. Pour les troubles bipolaires, la prévalence tourne autour de 1 à 2,5 % – en sachant que la reconnaissance de la maladie chez un patient prend 10 ans.

Invité·es:

  • Dr. Anne Sauvaget, psychiatre au CHU de Nantes, spécialiste de la neurostimulation.
  • Jean-Marie Vanelle, professeur en psychiatrie au CHU de Nantes.
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Alzheimer : la mémoire enfouie ou effacée ?

Sa découverte ne remonte qu’au début du siècle dernier. Alois Alzheimer psychiatre, neurologue et neuropathologiste allemand travaillait à l’hôpital de Francfort en 1906 lorsqu’il a pu autopsier le cerveau d’une patiente qu’il avait suivie de son vivant. Auguste Deter était entrée pour démence, mais souffrait en fait d’une atrophie du cerveau, des hippocampes plus précisément. D’autres médecins constateront les résultats d’Alois Alzheimer par la suite.

Depuis, la recherche a bien évidemment progressé en la matière, mais les moyens préventifs ne sont toujours pas concluant. Seule une étude, sur des enfants pré-disposés génétiquement à la maladie, est actuellement en cours. Des médicaments « anti-Alzheimer » leur sont donnés, mais les résultats de ces recherches ne pourront être connus que lorsque ces enfants auront l’âge d’être atteint, au delà de leur 50 ans.

En attendant, la communauté scientifique préconise de manger du poisson gras, de se tenir en bonne forme cardio-vasculaire. Les effets des perturbateurs endocriniens sur le cerveau ne sont, eux, pas encore confirmés.

Il ne reste plus que les soins, mais là non plus, les traitements ne sont pas concluants. Alors certains, en plus des médicaments, proposent d’entraîner la mémoire, notamment avec la musicothérapie. Parce qu’avec la musique tous les mots sont plus doux ! Les symptômes s’atténuent le temps de la chanson, mais cette pratique ne soigne pas encore les troubles du comportement, difficultés à communiquer, à se concentrer, à se déplacer, désorientation spatio-temporelle, négligence concernant l’hygiène corporelle…

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Invitée :
Claire Boutoleau-Bretonnière, neurologue au Centre Mémoire Ressources et Recherche du CHU de Nantes

Crédits :
Une émission préparée et animée par Agathe Petit avec Jérémy Freixas, Solenne Lhéritier et Dounia Saez.